Un nouveau coloc

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Nous avons découvert des traces de passage et photographié un nouveau voisin, co-habitant sur l’île Stella avec tant d’autres : le castor !

Notre première réaction a été un peu inquiète : et si notre présence le dérangeait ? Et si nos activités étaient dangereuses pour lui ?

Après une veillée au cours de laquelle nous avons pu échanger avec une représentante du GEPMA, nous voilà un peu rassurés… et beaucoup plus avisés sur ses habitudes et ses besoins.

Nous avons par exemple appris qu’il s’accommodait très bien de la présence humaine, tout est une question de créneaux horaires (et encore). Comme il est plutôt de sortie au crépuscule et la nuit, nos activités diurne, pour peu qu’elles ne bouleversent pas son environnement, ne le dérangent pas nécessairement.

Par ailleurs, pour savoir s’il habite dans le coin, il serait vain de chercher une hutte en bois, le castor européen privilégiant souvent les terriers. Il creuse l’entrée du terrier sous l’eau et remonte au sec pour construire son nid sous la terre.

Il a donc besoin d’une berge relativement raide, immergée de +/- 1 mètre, et d’une épaisseur de terre émergée de +/- 1 mètre également pour pouvoir y faire son nid. L’hiver prochain, quand la végétation sera moins dense, nous irons prospecter plus méticuleusement avec l’aide du GEPMA, pour voir si nous pouvons repérer un terrier dans les environs (ils peuvent se signaler par les petits trous d’aération (5-6 cm) que ménage le mammifère.

Il est donc temps de nous impliquer à sa hauteur pour imaginer de manière sensible comment nous allons pouvoir nous rendre agréables/utiles à notre nouveau convive. Affaire à suivre…

Voici la preuve de son passage, capturée grâce à un piège photo que nous avons installé entre les 2 îles (Stella et Weiler), à l’endroit où nous avions repéré de jour les traces les plus nombreuses et les plus récentes de son passage. On le voit nettement de dos en train de ronger une branche à moitié immergée.