Premier inventaire

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Un de nos enjeux majeurs dans le défrichage des installations sauvages sur la parcelle (ancien poulailler construit de bric et de broc, relativement dangereux tant les structures sont construites sans respect des règles de l’art, ancienne serre à moitié effondrée, poubelles, tas d’ordures, etc.) est de réaliser des inventaires assez précis des objets et matériaux pour pouvoir plus facilement en assurer le réemploi.

Ainsi, outre l’état des lieux initial visuel que nous avons fait avant d’entamer les grands travaux, l’inventaire nous permettra de documenter le réel dont nous héritons et nos efforts pour le prendre en charge et le transformer.

En commençant à démonter pièce par pièce et vis par vis les cages à poules, nous avons scrupuleusement inventorié les objets qui s’y trouvaient. Un inventaire des matériaux (pièces de bois, grilles métalliques, briques, plaques diverses, isolants, etc.) reste encore à faire en focalisant plutôt sur les quantités et les dimensions.

Voici donc les premiers objets inventoriés lors du démontage des cages à poules.

C’est peu de dire qu’il va falloir que nous trouvions des procédés naturels et non polluants pour donner une chance de seconde vie à ces objets…

On mesure déjà comment le simple fait d’inventorier, à l’aide d’une plaque de plexiglass sale comme fond et d’un smartphone, donne une valeur à ces « déchets », comment leur inventaire nous oblige en quelque sorte à imaginer la suite de l’histoire.

Si la petite pelle risque de trouver rapidement une utilité (en réalité nous nous en sommes déjà largement servi), à quoi pourra bien être utile un poids en acier rouillé de 2kg, si ce n’est de devenir un presse papier ?

Par ailleurs, nous sommes ici sur l’inventaire d’objets relativement petits et déjà se pose la question de leur stockage dans la perspective de leur réutilisation ultérieure. Parfois ce stockage se fera sur un temps relativement long : un réemploi réussi repose en effet sur une utilité réelle, un besoin.

Car nous pressentons que si nos besoins naissent des objets découverts eux-mêmes, leur réutilisation risque de n’être que temporaire, cosmétique. Et les objets retourneront rapidement au fond de leur étagère. Garder ces objets jusqu’à ce que nous en ayons réellement besoin pour nos projets, pour notre quotidien.

S’ils sont là c’est qu’ils ont été nécessaires, mais ce n’est pas pour autant qu’ils le sont encore pour nous. Et le fait de les trouver ne leur donne pas automatiquement une nouvelle utilité. Ni d’ailleurs le fait de vouloir les réutiliser.

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